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Le Wydad, dès son apparition sur les terrains, enflammait les foules et déchaînait les passions ! Le Wydad incarnait pour tous les Marocains la résistance contre l’Occupant. Contrairement à d’autres clubs plus anciens mais moins nationalistes comme le RAC ou l’USM, le Wydad passait toujours en tête de l’applaudimètre. Le public ne cacha jamais sa sympathie pour ces «Brave Hearts», ces cœurs de lions. Une raison pour faire du Wydad le préféré des foules : il était composé de 10 joueurs marocains et un étranger : le maximum autorisé par les règlements de l’époque.
Le Wydad était bien l’équipe du Maroc et des Marocains ! Les oppresseurs n’avaient qu’à bien se tenir ! D’ailleurs à chaque sortie du Wydad, c’est une véritable hystérie dans les stades : des milliers de spectateurs en délire saluaient, drapeaux flottants, ces braves gaillards prêts à se défoncer pour se libérer du joug du détestable Protectorat. Le Wydad à chacune de ses sorties galvanisait des foules intenables.
Le patriotisme du Wydad avait de quoi enflammer les foules ! Ses joueurs refusèrent de jouer une rencontre de la Coupe d’Afrique du Nord si la bannière rouge frappée de l’Etoile verte, drapeau du Maroc, n’est pas hissé au même niveau que celui de la France. Plusieurs faits marquants reflétaient le patriotisme des coéquipiers de Abdeslam, c’est lorsque ce dernier se tourna vers les musiciens qui jouaient la Marseillaise et se mit à uriner. Sacré Abdeslam ! L’homme à la couverture s’illustra encore en finale de Coupe de France lorsqu’un émissaire du président de la République est venu dire aux joueurs que le président allait venir saluer les deux équipes et que s’ils désiraient des faveurs, c’était le moment ! La demande de Abdeslam allait laisser béat. Il demanda : « Faites revenir notre Roi Mohammed V à sa patrie et à son peuple ! » Le Wydad animé d’une foi inébranlable en sa juste cause, déclenchait des joies indescriptibles à chacune de ses victoires sur l’USM porte drapeau des Français. Les encouragements au Wydad lui donnaient des ailes ; particulièrement celle du Prince Héritier alors Moulay El Hassan, feu Sa Majesté Hassan II, Bâtisseur du Maroc moderne ! Ce dernier n’hésitait pas à descendre dans les vestiaires pour haranguer ses troupes.
Pour mériter la confiance placée en eux par les Marocains et leur Prince Héritier, ils arrivèrent en finale de la «Coupe de Guerre», championnat institué pendant la guerre pour suppléer le championnat de football. Nous sommes en 1939/40. Vous vous en doutez, le finaliste n’est autre que l’USM ! Ce dernier battit le Wydad par un petit but à zéro ! Nous citerons les grands de cette rencontre : Salem 1, Bouchaïb Khali, Tani, Mbarek Mabi, Oueld Oumi Zahra, Layachi, Lokhmiri, Blanco Ramo. Bien entendu, pareille prestation du Wydad n’était pas pour plaire aux Français. Ils instituèrent un nouveau règlement : celui d’obliger les clubs à faire jouer pas moins de 5 européens dont 1 Français, minimum. La belle exhibition du WAC continuait d’enrager les Français qui décidèrent, par caprice, de faire rejouer le championnat. Par ce geste, le Wydad rejouera sa seconde saison en deuxième division ! Qu’à cela ne tienne ! Le Wydad réussit la montée, quand même, face à l’Itihad Ribati. Attendez ce n’est pas fini ! La montée n’est pas encore consommée ! Des manigances et subterfuges empêchaient le Wydad d’accéder en première division par n’importe quel prix. Cette fois, les Français dans l’impossibilité de faire rejouer le championnat, trouvèrent un autre moyen, celui de faire jouer une « belle » contre l’Union sportive de Meknès (USDM) composé de plusieurs joueurs non musulmans ! Le Wydad, toujours aussi conquérant, releva le défi et battit l’USDM, en plein ramadan sur un but de Ben Messaoud la 12ème minute.
6:11 م
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